VITOGAZ-sénégal

VITOGAZ-sénégal
vitogaz-sénégal est une sociéte d'emplissage et de commercialisation de gaz butane ( la bouteille bleue) son siége social se trouve à Mbao km 18 route de Rufisque Dakar Sénégal
La majorité des membres du Dahira travaillent dans cette société soit directement soit indirectement par INTERSEC , TSA OU KHOURY TRANSPORT
TEL: 879 15 15 FAX :879 15 00

EN AVANCE PAR NATURE

LES ARTICLES MIS EN LIGNE

. PAGE N° 1
1 Vitogaz-sénégal
2 La Tidianya
3 Le Guide Spirituel Cheikh Ahmed Tidiani
4 Mouhamed Khaly
5 El Hadji Omar Foutiyou Tall

PAGE N° 2
6 Seydil Hadji Malick Sy
7 Les Compagnond de Maodo
8 Les Khalifes
9 La Famille de Maodo
10 Seydil Ahmed Sy

PAGE N° 3
11 Cheikh Al Khalifa
12 Serigne Mouhamadoul Mansour Sy Balxawmi
13 El Hadji Abdoul Aziz Sy Dabaax
14 Serigne Habib Sy Caat
15 La Tidianya au Sénégal

PAGE N° 4
16 El Hadji Ibrahima Niass Baye
17 Seydou Nourou Tall
18 Les Pratiques de la Tidianya
19 Le Salatoul Fatihi
20 L'islam au Sénégal

PAGE N° 5
21 Tivaouane la Reméde
22 La Khadrya
23 La Mouridya
24 La Layenya
25 Jamatou Ibadou Rahman

PAGE 06
26 Le Dahiratoul Moustarchidine Wal Moustarchidaty
27 Elimane Sakho
28 Abass Sall

PAGE 07
29 La Montéé des Tidianes
30 La Vie Mysthique de Abdoul Aziz Sy

PAGE 08
31 Thierno Bocar le Sage de Bandjagara
32 Les Pratiques De L'Islam
33 La Prière
34 La Zakat

PAGE 09
35 Le Pélérinage à la Mecque
36 Le Dahira de Vitogaz
37 Le Président

PAGE 10
38 L' Imam
39 L' Animateur
40 Le Conférencier
41 Le journal A VISITER QUOTIDIENNEMENT
42 Nos Sites Préférés

PAGE 11
43 Mes vidéos
44 Visite de serigne Habib Mansour à Vitogaz en image

MERCI DE NOUS LAISSER UN PETIT MOT

# Posted on Friday, 24 June 2005 at 7:41 AM

Edited on Wednesday, 20 June 2007 at 11:29 AM

LA TIDIANYA

LA TIDIANYA
généralité
La Tidianya est une voie d'origine maghrébine, qui a pour fondateur Seydina Cheikh Ahmed Tidiani, né en Algérie en 1737 et décédé à Fès en 1815.
La Tidianya est l'une des dernières voies soufies à faire leur apparition. Pour mieux comprendre cette confrérie, il faudra toujours prendre en compte un fait :
les tidianes croient au caractère spécifique de leur voie. Ils fondent cette croyance
sur une similitude et une comparaison. Les musulmans voient en l'Islam la dernière
religion révélée et la récapitulation des messages divins précédents. De même, les
tidianes considèrent leur confrérie comme l'aboutissement de toutes les voies
antérieures . De plus, pour eux, Seydina Cheikh Ahmed Tidiani est le sceau des Saints,
Khâtim al-awliyâ, comme Mohamed celui des Prophètes Khâtim al-anbiyâ. En fait, cette confrérie essaie d'opérer une « révolution » du soufisme dans les pratiques et les conceptions.
Elle veut marquer une rupture dans la pratique du mysticisme. Il ne s'agira plus du soufi enfermé ou retiré dans le désert loin des préoccupations « temporelles », mais du mystique essayant de traduire la force du zikr et de la prière en moyen d'affronter le quotidien. Comme en témoigne Cheikh Al Khalifa dans un célèbre vers, en parlant de Cheikh Ahmed Tidiani : « Il a éduqué, ses disciples, sans khalwat (retraite spirituelle), jusqu'à ce qu'ils empruntent le droit chemin, Dieu l'a vraiment comblé de ses dons ». Dans l'enseignement de la Tidianya, il y a un grand souci de conformité aux préceptes de l'islam. Le Cheikh avait largement insisté sur ce point, comme en atteste les ouvrages des Mukhaddams.
Selon le célèbre Amadou Hampâthé Bâ, membre de la confrérie, Tidianya « correspond aux conditions de notre époque » et qu'elle « présente une analogie parfaite avec les trois piliers de l'enseignement des Oulémas à savoir Imân, Islâm et Ihsân (la Foi, la Soumission et la Bienfaisance). Au regard de l'importance des invocations (zikr), dans la pensée soufie, les tidianes en ont fait le fondement même de leur confrérie.

THESE SUR LE MYSTIQUE (selon Mamadou Wade)
Mohamed El Khaly, un éminent compagnon de Cheikh, avait dit au sujet du rôle et du degré de Seydina Ahmed Tidiani (r) : "C'est par son intermédiaire que tous les saints, sans en avoir conscience, reçoivent l'influx des Prophètes. " Cheikh a dit « celui qui m'aime pour l'amour d' Allah et son méssager est béni mais celui quin m'aime pour une autre raison, je ne suis q'un simple humain » Les enseignements qu'il convient de tirer de l'itinéraire du fondateur de la Tidianya jusqu'à sa rencontre avec le Prophète (psl) sont essentiels pour qui emprunte la voie spirituelle.
Le premier est que Cheikh Tidiane n'a jamais cherché à se faire valoir ou à faire du prosélytisme autour de sa personne. Pareil enseignement a été mis en exergue pour les disciples, par la grande figure sénégalaise de la Tidianya, El Hadji Omar Tall , dans son ouvrage spirituel «AI Rimah» (Livres des lances). Le Cheikh AI-Murtada y dit en effet: «Le disciple qui cherche à se faire valoir avant d'avoir terminé son initiation, ne fera rien de bon». Il poursuit plus loin: «Ce qu'il faut( c'est être droit et sincère, rester humble malgré l'acquisition de certaines vertus, se considérer comme toujours imparfait et très loin d'égaler les saints, s'en remettre à Allah, demeurer attentif devant le but à atteindre...» Le deuxième enseignement réside dans la transmission à Cheikh Ahmed Tidiani des modalités de sa mission au service d' Allah .Vision du Prophète Un autre enseignement peut être relevé sur les modalités de la vision du Prophète par les saints, les gnostiques et les vertueux. Le Cheikh El Hadji Omar Tall s'y est étendu dans le livre précité. Il souligne : «On peut voir le Prophète (Psl) sous deux formes : sous l'aspect qu'il avait en ce monde, tel que le virent ses compagnons, ou sous l'aspect de son «essence» la sainte, pour les gnostiques précisément. C'est une lumière qui emplit entièrement le monde. Le gnostiques, lui, voit cette lumière grâce à son intelligence. Cette «essence» peut aussi être «incarnée» par certains Cheikhs, auxquels le Prophète fait cet honneur et donne cette marque de distinction».

Sceau suprême de la sainteté
Il est difficile d'expliciter par des mots ce que recouvre la qualité de Sceau suprême de la sainteté que le Très Haut a réservé au fondateur de la Tidianya Certains auteurs et orientalistes comme Michel Chodkiewicz ont cru pouvoir l' attribuer au grand maître arabo-andahlou Muhyil Dîne Ibn Arabî, alors que à ce dernier ne l'a pas revendiqué de façon claire et nette. D'autres auteurs confèrent ce statut à Jésus fils de Marie à son retour à la vie terrestre sous le nom AL MAHDI.
En présentant la hiérarchie des saints selon les ordres mystiques . comme la Tidianya ou les Akbariens, on peut donner une idée de la station de Cheikh Ahmed Tidiani.
Le saint est d'abord un «signe» de Dieu sur terre. Ils occupent une position privilégiée aux yeux de Dieu qui a y effacé de leur vue les visages de la multiplicité.
Les saints de Dieu portent en eux les secrets du Très-Haut et sont la source de sa lumière.
Il y a la sainteté mineure acquise grâce à l' action pour Dieu et par l' observation du modèle prophétique, et au-dessus la sainteté majeure directement liée à l'action de Dieu sur la créature privilégiée. On peut aussi parler de sainteté de la foi et de sainteté de la certitude ; cette certitude englobant la foi alors que l'inverse n'est pas vrai. Les élus de la deuxième catégorie relèvent de la sainteté majeure. En plus de la possession plénière de la foi, ils sont caractérisés par leur abandon confiant en Dieu. Leur sainteté est, en outre, fondée sur la contemplation et non sur l'argumentaire et le raisonnement. C'est à ce propos que le Cheikh Abûl Hassan Al-Shadhi disait: «Le fait de voir Dieu par l'oeil de la foi et de la certitude nous a libérés de tous recours à la pensée discursive».Qu'il s'agisse de la sainteté procédant de la foi ou de celle émanant de la certitude, l'être qui bénéficie de ces grâces divines est marqué par un ensemble de traits: possession de la gnose (al-ma'rifa bi-llah), la crainte de Dieu, le souvenir permanent de la présence divine, l'empressement à suivre les injonctions du Très-Haut, l'enracinement de l' âme dans la certitude, la perception claire de ce que Dieu veut de nous, la confiance absolue en lui, l'abandon sincère à lui, la gestion de leurs affaires par Dieu et la dotation d'autres dons dont des faveurs sur naturelles.
Au Sénégal, malgré la ferveur musulmane plus ou moins sincère constatée, on est très loin de pouvoir percevoir la sainteté véritable. Cette situation est encore compliquée par le fait que les élus de Dieu cachent le plus souvent leur sainteté ou sont, eux-mêmes, voilés. On attribue généralement la sainteté aux marabouts appartenant aux grandes familles religieuses connus ou aux «Serignes» qui ont beaucoup de monde autour d'eux.On l'attribue aussi aux faiseurs de «miracles» et autres professionnels qui prient pour les gens ou leur font des retraites «spirituelles» des talismans ou des «safaras» en vue de l'atteinte de certains objectifs purement terrestres (pouvoir, richesses, nominations à des postes recherchés, ascension sociale, guérison, célébrité et prestige...) la sainteté véritable est loin de correspondre à toutes ses attributions. C'est un secret entre Dieu et l'élu qui fait du saint un voyageur en dehors de ce monde, un trésor caché que ne découvre pas n'importe qui ne le trouve que celui qui le cherche comme un assoiffé qui a besoin d'eau ou celui qui cherche Dieu «comme une mère peut chercher son enfant perdu». Les amoureux de ce bas monde et de son clinquant ne pourront jamais reconnaître un saint, même si ce dernier les côtoie. Ils sont plutôt les persécuteurs des saints de Dieu, qu'ils méprisent et sous-estiment dans l'ignorance totale que même ce qui leur arrive de faveurs dans ce monde procède de la sainteté des élus ignorés et persécutés.
Un autre signe de la sainteté peut, enfin être trouvé à partir de ce constat du saint mystique Fuzeïl ben Ayôz : «celui que le Seigneur Très-Haut affectionne, il fuit suscite toutes sortes de difficultés dans les affaires d'ici-bas. Quand à ceux qu'il traite en ennemis, il s'élargit pour eux toutes les voies et les éprouve par des félicités terrestres.» Tous les saints de Dieu ont convergé vers le même constat.

Hiérarchie des Saints de Dieu
Pour revenir à la station élevée de Cheikh Ahmed Tidiani (r), soulignons que la hiérarchie des saints est toujours pyramidale.Au sommet, selon les guides de la Tidianya il y a, à chaque époque, le pôle suprême des saints (ou pôle du Temps!; Ensuite viennent les quatre piliers (Maftâtil Kounoudji) qui sont des singuliers (afrad!. Si le pôle (Khoutbou) quitte corporellement ce monde, il est remplacé par un des quatre piliers. Celui-ci est à son tour remplacé par un saint provenant d'un troisième rang formé par les saints gnostiques parfaits (arifs kaamil).
Nul, hormis le Pôle lui-même, ne peut savoir ou mesurer la station de la polarité (martthaba khoutbou). Le Pôle suprême n'a pas le droit de parler de lui. Il est soigneusement caché par Dieu, et il ne se fait connaître qu'a de rares élus. Son degré spirituel (mahama) réside dans sa grande proximité avec le Prophète au niveau de l'âme, du coeur et de l' esprit. Le Pôle possède le savoir qui existait avant la création du monde et après cette création. Il possède les secrets des Noms de Dieu et le savoir de l'essence et de l'existence. Il regarde aussi l'essence de l'existence par l'intermédiaire du mahama (degré, position) du Prophète.
Le savoir du Pôle est détenu également par les grands singuliers (afrads) devenus piliers au nombre de quatre. Mais ils ne perçoivent pas pleinement leurs connaissances, ni leur station spirituelle. Ils travaillent sur le plan mystique sans cette perception de leur savoir ; car dans l'état où ils se trouvent ils ne savent pas ce qui est ou non autour d'eux, de même que les faveurs dont Dieu les a gratifiées. Cette méconnaissance trouve son explication dans l'humilité des saints concernés. Leur humilité est telle qu'ils ne savent pas ce qu'ils sont et ce qu'ils représentent. Ils sont ainsi voilés par leur humilité (tôrokh Lou). C'est seulement le pôle qui connaît l' état des piliers.
Ces derniers ne peuvent cerner ce qu'ils étaient ou ce qu'ils faisaient, qu'une fois hissés à la station de pôle. Il peut arriver, qu'à une époque, existent plusieurs pôles de la sainteté. Dans ce cas ils sont coiffés par un pôle des pôles (khoutbou Lagertab) qui a la puissance de 1500 saints gnostiques. Il existe aussi un outre type d'élus de Dieu. Il s'agit des khalifes (lieutenants) de Dieu distincts des pôles. Les khalifes de Dieu détiennent le degré des pôles, mais sont plus puissants que ces derniers.
En plus du savoir des pôles, ils ont la connaissance du message divin (Risâla). Ce sont des messagers. Ils possèdent la science des singuliers et celle des prophètes. Ils cernent le pouvoir et la nature des choses. Ils puisent leur savoir chez les anges et donc des mondes supérieurs différents du monde d'ici-bas, le Moulk ou planète des humains correspondant aux ténèbres de l'être, du corps et de l'âme.
Ces mondes supérieurs sont le monde angélique (Malakout), le monde de la puissance (Djabarout) et celui de l'ordre (lamri). Chacun de ces mondes, y compris le nôtre, reçoivent des lumières divines à travers le Prophète. Ils sont situés entre 10 terres, le premier et septième ciel, Koursiyou, Arras et au-delà d'Arras. Les saints véritables sont, ou non, familiers de ces lumières divines.
Leur niveau de conscience de cet état reste fonction du savoir et de l'ouverture acquis par la voie des degrés (mahama). Cette voie étant un processus d'ouverture provenant de l'illumination, des épiphanies et des miracles de la vérité et des secrets et du savoir que l'intelligence, à elle seule, ne peut atteindre. Il s'agit d'un savoir et des secrets qui ne se trouvent dans aucun livre. C'est fort de cette illumination et de ce savoir supérieur, que les saints ou gnostiques accomplis connaissent ce qui arrive de bon ou de mauvais à l' époque, ce qui a trait aux saisons, ce que Dieu décrète dans le monde et, à chaque moment, ce qui correspond à ce décret.
Leur connaissance embrasse aussi le pourquoi des choses qui arrivent, ce qui précède et ce qui vient après, les positions des étoiles, le savoir conforme à la dévotion à Dieu, l'état des esprits (rouhs) et leur progression, le secret des créatures, le monde du mystère, la connaissance des lettres célestes (Alif, Lam, Kâf...) commençant certaines sourates du Coran.
Mais la possession de toutes ces connaissances n'est pas tout. Le saint absolument accompli doit également accéder aux lumières de ces connaissances. Pour cela, il doit abandonner tous les dons déjà acquis, faire comme s'il recommençait à zéro, comme s'il ne connaissait rien. Il ne demande, aussi, rien à Dieu, à part de l'assister pour avoir la paix, être maintenu sur voie droite et arriver à lui.
Beaucoup d'adeptes de la voie spirituelle ou de candidat à la sainteté flanchent et tombent dès la première étape du chemin, pour avoir associé à Dieu leurs intérêts, leur âme, ainsi que la recherche déguisée de la gloire et de la renommée. En réalité, par le biais de cette Association secrète, nombre de marabouts ont donné à Satan, le moyen de les induire en erreur en les corrompant par toutes sortes de vanités, comme l'a indiqué le Cheikh Omar Tall du Fouta. Ces marabouts, poursuit le grand cheikh de la Tidianya, s'égarent alors et ils égarent les autres en les entraînant avec eux. Pour avoir les chances de réussir dans sa quête de Dieu, l'itinérant devrait par conséquent s'appliquer, avec l'aide d'Allah, à vider son coeur du monde. Ce qui ne signifie pas renoncer au monde. Il s'agit plutôt d'un détachement du coeur qui peut aller de pair avec l'exercice d'un travail pour ne pas être à la charge de la communauté et pour aider les autres. Même les cheikhs ou plus prosaïquement les Serignes, a déclaré El Hadji Omar Tall, «doivent exercer une activité pour subvenir à leurs besoins». «Préférer Allah à toute chose», a encore souligné le cheikh sénégalais de la voie tidianya, «doit être, pour le disciple qui désire l'initiation, le, principe et la fin de ses désirs. Pas un seul instant de sa vie ne doit être consacré à autre chose. Penser à autre chose, c'est retrouver l'intérêt et la disposition.
Le disciple doit se réserver à Allah en toute action dans le seul but de le glorifier, de le louer et de le remercier».Si l'itinérant cherche autre chose, Dieu lui retourne sa dévotion.
Cette punition peut se traduire par des succès et beaucoup de gloire dans ce bas monde. Ce qui n'a rien à voir avec le pouvoir initiatique et la sainteté. Mais le commun des croyants est loin de le savoir. Il s'empresse plutôt autour des «hommes de Dieu» ayant une autorité extérieure sur ce bas monde cet les vénèrent alors que ces derniers ont, en fait raté le but suprême. Pendant ce temps, le saint parvenu à Dieu, ou le pieux serviteur qui a abandonné son libre arbitre au Tout Puissant, sont ignorés car ils sont généralement étrangers à ce monde. Mais ces derniers n' en sont pas offusqués et regardent le commun des croyants avec l' oeil de la miséricorde. Ils se disent aussi, comme le cheikh Al Akbar Ibn' Arabi : «Nous avons laissé derrière nous les mers agitées. Comment les hommes sauraient-ils vers quoi nous nous dirigeons ?.
Ils savent enfin que peu de gens ont la notion de l'élection divine et sont en mesure de saisir la véritable personnalité de l'homme qui progresse dans les sciences divines et les connaissances seigneuriales.
Comme on l'a dit, la hiérarchie des saints est pyramidale. Cela ouvre la question de savoir si les saints se connaissent entre eux. La réponse est affirmative dans le monde des esprits mais ne l'est pas toujours dans notre vie quotidienne. Ici, celui qui se trouve dans un échelon inférieur peut ne pas se rendre compte de la station spirituelle du saint de l'échelon supé rieur. Il pourrait même arriver, si sa sainteté lui est dévoilée, qu'il se croit supérieur tant les perspectives et dons qui lui sont révélés sont fabuleux et source d'ivresse extatique. Le cheikh Ibn' Ata Allah répond un peu à la question ouverte en signalant que : «l'être qui est bas peut s'approcher de celui qui est élevé, mais il ne peut le cerner». Il ajoute aussi : «Les saints reçoivent les stations spirituelles des prophètes mais ils n'en ont pas une vision globale. A l'inverse, ceux-ci dominent parfaitement les stations des saints..»

Caractéristiques du Pôle caché
A la lumière de ces dernières observations, il est possible de comprendre pourquoi des saints de son temps et après lui pouvaient ne pas connaître le rang spirituel du cheikh Ahmed Tidiani. Les grands saints des époques précédentes connaissent cependant l'existence du pôle caché avant l'avènement de son futur détenteur. Seulement, selon les gnostiques de la Tidianya, hormis l'Imam Ali Ibn Abû Talib, les pôles Abd Al-Salâm Ibn Mashîsh ( l 3e siècle) et Abdoul Khâdr Dieylanî (12e siècle) et quelques autres saints supérieurs, aucun pieux serviteur ne savait la description physique avant ou après du pôle caché, Toutefois, à l'Assemblée secrète des saints (Dîwan awliya) qui se tient chaque nuit de vendredi, les participants ,qui se trouvaient dans le cercle proche du prophète voyaient au-dessus d'eux un siège réservé occupé par un personnage fait de lumière. C'était le cheikh Ahmed Tidiani (r). A son avènement ce siège fut occulté. Il n'est plus visible et ne le sera plus. Les dons et les caractéristiques du Pôle caché et du Sceau des saints sont impossibles à décrire en usant de mots et vocables au langage familier. C'est comme l'évocation de la saveur d'une mangue à quelqu'un qui n'a jamais goûté à ce fruit. En se référant, toujours au cheikh Al-Murtada, El Hadji Omar Tall, on peut esquisser un descriptif. Le cheikh a souligné en parlant de Mohammed (psl) et de AT- Tidiani : «J'étais déjà Prophète alors qu'Adam était entre l'eau et l'argile». De même, le Sceau des saints était un saint en acte informé de sa sainteté «alors qu'Adam était encore entre l'eau et; argile» tandis que les autres saints ne le sont (en acte) qu'après avoir rempli toutes ses conditions de la sainteté. «c'est qu'en effet, Dieu a donné le privilège de la sainteté après avoir donné celui de la prophétie et de la mission : dès la pré éternité l'a choisi (après le sceau des Prophètes) le Sceau des saints (et aussi les autres membres de sa confrérie') purement et simplement, et sans raison d'ordre temporel. ..» .
Le cheikh Al-Murtada poursuit : «Le Sceau des saints reçoit un certain nombre de qualificatifs : le seigneur des initiés, l'imam des véridiques, le fournisseur en influx des pôles et des recours suprêmes, le pôle caché, l'isthme scellé, la substance des substances. ..Le sceau des saints occupe un grade qui est «le Sceau des grades». Il surpasse tous les grades de la sainteté, et n'a au-dessus de lui que les grades des Prophètes».
La grande figure sénégalaise de la mystique musulmane ajoute: «... Le Sceau des saints reçoit non seulement l'influx mohammadienne par l'intermédiaire des Prophètes, mais il reçoit encore un influx particulier de l'essence de Mohammed (PsI), directement et sans qu'il passe par les autres Prophètes. Il s'ensuit que tous les influx prophétiques d'abord émanés de la lumière mohammadienne convergent donc vers lui et que c'est lui seul qui les dispensera aux saints».
Le cheikh Ahmed Tidiani lui-même a parlé de sa station et de son grade spirituels en déclarant que le Sceau répand les influx évoqués, en priorité sur les membres de sa Tarikha, puis sur les cheikhs des autres voies.
A une question d'un de ses proches disciples, le cheikh Mohammed Khâly, maître d'El Hadji Omar aux lieux saints, AT Tidiani a aussi répondu: «Le pôle caché c'est celui que Dieu a caché à toutes ces créatures même aux anges et aux Prophètes, sauf au seigneur de l'Existence (Mohammed Psl)». En clair, le fondateur de la tidianya faisait savoir à son grand disciple : «Qu'en effet, l'influx particulier du sceau, qu'il a reçu directement de la réalité mohammadienne, et qu'il répand ensuite sur les membres de sa confrérie, les Prophètes n'en ont pas conscience; et cela parce que le sceau a une source (mashrab} en commun avec eux (c'est-à-dire directement dans la réalité mohammadienne}.


Mamadou WADE

# Posted on Friday, 24 June 2005 at 8:21 AM

Edited on Thursday, 26 January 2006 at 7:13 AM

LE GUIDE SPIRITUEL: CHEIKH AHMED TIDIANI (r)

LE GUIDE SPIRITUEL: CHEIKH AHMED TIDIANI (r)
ENFANCE
Abul Abass Mohamed Ibn Mohamed Ibn El Mokhtar, Seydina Cheikh Ahmed Tidiani (r) est venu au monde en 1737 correspondant à 1150 de l'hégire à Aïn Madhi en Algérie.
Il naquit et grandit dans une famille très attachée au Coran et à la Sunnah ce qui lui a valu une bonne éducation religieuse et un environnement propice au développement spirituel .Fils de Mohammed Ibn El Mokhtar Tidiani et de Aicha , Cheikh Ahmed Tidiani (r)est un véritable chérif par Hassan fils de Ali Ibn Abu Talib et Fatima bintou Mohamed .Ce dernier lui certifia son ascendance lors d'une vision à l'état de veille : il lui répondit par trois fois :
"Réellement tu es mon fils." Puis Il ajouta : " Ton ascendance par Hassan ibn Ali est authentique."
En 1744 à l'âge de 7 ans il mémorisa entièrement le Coran sous la conduite Mohamed Ibn Hamou Tidiani (r) .Par Mabrouk ibn Bou'afiya Madaoui Tidiani (r), il apprit le fikh de l'imam Malick et la jurisprudence islamique. Encore très jeune Seydina Ahmed Tidiani (r) rencontre le prophète dans la rue par une lumière qui va de la terre au ciel, avant de lui apparaître physiquement .Alors il chercha refuge chez sa tante, qui le couvrit et le réconforta ce qui donnant l'image de la rencontre entre Mohamed et Djibril.
En 1753 à l'âge 16 ans Cheikh Ahmed Tidiani (r) devint orphelin de ses parents le même jour par une épidémie de peste

CURSUS
A l âgé de 21 ans en 1758, il entre dans la prestigieuse Université Qarawiyyin de Fès il y obtint ainsi tous les diplômes lui conférant le droit d'enseigner toutes les sciences Il reçoit beaucoup d'enseignements spirituels des grands Walis et docteurs que comprennent cette ville universitaire Après avoir retourné à 'Ain Madhi, il se rendit à Abiod chez cheikh Ben-Eddin (r) où il resta durant 5 années .En 1768 alors âgé de 31 ans il partit à Tlemcen où il enseignant des années. Durant toutes ces années qui se sont écoulées Cheikh Ahmed Tidiani (r) a pris beaucoup de wirds notamment de cheikh Taïb ibn Mohamed (r) de cheikh Abdoul Khadr Dieylani (r), de cheikh Ahmed El Habib El Ghamary (r) la tarikha Nassriya par cheikh Mohamed ibn Abdallah(r) Tazani .
En 1773 correspondant à 1186 de l'hégire alors âgé de 36 ans il effectua le pèlerinage à la Mecque. Pendant son voyage il prit de Mohamed ibn Abdou Rahman Azhari (r)la voie Khalwatiya, puis en arrivant en Tunisie il y enseigna pendant un an et il y rencontra cheikh Abdou Samad Rahawi (r).Puis il partit en Egypte au Caire pour rencontre le grand maître Mohamed El Kourdiou (r)qui lui dit "Tu es aimé auprès d'Allah dans ce monde ainsi que dans l'au-delà. " Il lui demanda : "D'où te vient cela ? " Kourdiou lui répondit : "D'Allah ! " Seydina Ahmed Tidiani (r) lui déclare son souhait d'atteindre Le Khotbaniya el 'Oudhma Mohamed El Kourdiou lui affirma qu'il atteindra plus haut. Il retourne à la Mecque pour une grande rencontre celle de Cheikh Ahmed Ibn Abdallah el Hindi qui le nomma héritier de ses secrets et lui donna son propre fils comme talibé car Allah lui avait dicté cela. Il partit à Médine chez le Pôle Suprême cheikh Mohamed ibn Abdoul Karim Samman (r)qui le donna les secrets et pouvoirs des grands hommes et après la visite de la tombe du saint prophète Mohamed (psl), Seydina Ahmed Tidiani (r) retourne au Caire chez Mohamed El Kourdiou qui lui donne la voie Khalwatiya et l'autorisa de le donner

NAISSANCE DE LA TARIKHA
Cheikh Ahmed Tidiani (r) avait atteint, avant l'âge de 40 ans beaucoup de stations spirituelles qu'il ignorait du fait qu' on les lui avait cachées mais qu'il sentait A son retour au bercail et sur le chemin à Boussemghoun , arriva le moment tant attendu l'initiation par le prophète lui-même à l'état de veille en 1783 à 46 ans Le prophète lui dit "Je suis désormais ton initiateur, ton Maître, aucun être humain ne prétendra être ton initiateur ; Il te faut en conséquence abandonner tous les wirds que les humains t'avais donnés , personne n'aura de reproche à te faire car c'est moi qui serait ton intermédiaire auprès d'Allah et aussi ton auxiliaire. " Ainsi est née la Tarikha Tidiane qui renferme en elle tous les autres tarikhas ; C'est la tarikha Ahmedya, Mohamedya, Ibrahimiya, Hanifya qui renferme des grâces énormes jamais obtenues par tous autres tarikhas Les vertus attachées à la voie du Prophète (psl) et à son Khalife Seydina Ahmed Tidiani (r) sont innombrables. Ainsi donc le Prophète lui dicta les conditions que comportaient la Tarikha Tidiane et lui enseigna une partie du Wird
100 fois Astahfiroulah
100 fois Salatoul Fatiha et
12 fois Diewhatoul Kamal

Cheikh Ahmed Tidiani (r) effectua le Wird selon les directives du Prophète pendant 4 ans. Le Prophète revient avec le complément à ajouter au wird initial
100 fois «la ilaha il!ah lâh» et, il lui dit entre autre conseil personnel à lui :
"Maintiens cette Tarikha sans te retirer du monde, ni rompre avec le commerce des hommes jusqu'à ce que tu atteignes la station spirituelle qui t'es promise, tout en gardant ton état , sans grande gêne, ni effort cultuel excessif, passe-toi de tous les saints. "
Il reçut d'année en année l'initiation directe du Prophète ainsi que l'ordre et l'autorisation d'appeler les gens à cette voie, s'ensuivit alors une période de propagation qui dura 13 ans dans cette région, les gens affluant de multiples contrées pour tirer profit de sa Baraka et prendre de ce que lui avait confié le Prophète. Cette ordre qui prenait une expansion considérable, en très peu de temps, attisa la jalousie et l'inquiétude des autorités turques de l'époque, et là encore le destin de Seydina Ahmed Tidiani (r) allait ressembler une fois de plus à celui du Prophète car tout comme le Prophète a dû s'exiler de La Mecque à Médine, Seydina a dû le faire d'Abi Semghoune à Fès (départ d'Abi Semghoune le 17 Rabi'Awwal 1213 ; Arrivée à Fès le 6 Rabi'Thani 1213).
De là-bas, depuis sa demeure, il s'occupe de l'initiation et de l'éducation de ses disciples leur enseignant et expliquant le Coran et la sounnah à ses élèves toujours de plus en plus nombreux.

LA STATION SUPREME
Très vite la vaste étendue de son savoir particulier, la profondeur de ses enseignements, et la manifestation de ses prodiges authentiques vont conquérir toujours de plus en plus de c½ur, parmi lesquels on trouve un nombre impressionnant de savant érudit, de Wali parfait et de maître spirituel, beaucoup étant de la noble descendance de notre Prophète Mohamed. Ainsi depuis sa rencontre avec l'envoyé d'Allah à Abi Semghoune, il ne cessa de suivre ses enseignements et ses éducations tout au long de ces années, et au fur et à mesure des évènements, jusqu'au jour tant annoncé en 1801, et tant prédit au cours de sa vie où il fut hissé au rang suprême de la Khotbaniya el 'Oudhma au mois de Mouharam de l'année 1214 (à 'Arafat). Il atteint deux stations uniques dans la hiérarchie spirituelle des saints, celle de la Khatmiya (Le sceau des saints : il clôture pour toujours les degrés de sainteté) et celle de la Katmiya (Le Pôle caché : station spirituelle connue seulement d'Allah et de son Prophète atteint le 18 du mois de Safar, il est l'intermédiaire spirituelle entre les Prophètes et l'ensemble des Wali).
Il est ainsi tout en haut de l'échelle de la sainteté et n'a au-dessus de lui que les Prophètes et les compagnons de notre généreux Prophète Mohamed , il est le Pôle caché qui sera dévoilé au jour du Jugement Dernier par une voix qui clamera :
" Voici celui qui de toute éternité vous inspirait les connaissances, les lumières, et la puissance que le Seigneur Très-Haut vous destinait ; Il les recevait des Prophètes et les distribuait aux saints pour vivifier leurs esprits et guider leurs actions. " Seydina Ahmed Tidiani (r) a révélé :
"Le maître de l'existence (psl) m'a informé de vive voix que je suis le Pôle caché, cela à l'état de veille et non en rêve. "
Il a expliqué aussi en ces termes le rôle du Pôle caché :
" Tout saint ne boit et n'est abreuvé que de notre océan depuis la création jusqu'au jour où on soufflera sur la Trompe. "
Il a dit aussi :
" L'essence du Prophète irrigue les essences des messagers et prophètes u; mon essence irrigue les Pôles, les Connaissants d'Allah et les Wali depuis la préexistence et ce jusqu'à l'éternité. "
Ces paroles ont été prononcées dans l'intention de permettre au disciple de comprendre l'importance et la valeur des grâces qu'Allah a fournit au détenteur de ce degré spirituel, jamais atteint par aucun saint, et ainsi d'être reconnaissant envers Allah.
Allah a dit :
" ...et quant aux bienfaits de ton Seigneur raconte-les. " et c'est à ce même titre que le Prophète avait dit :
" J'étais déjà prophète alors qu'Adam était entre l'eau et l'argile. "
Il avait dit aussi :
" Je serai le premier à être ressusciter le jour de la résurrection, je serai l'orateur lorsque les ressuscités seront rassemblé, et l'annonciateur de la bonne nouvelle lorsqu'ils auront perdu espoir ; Je détiens la bannière de la louange de Dieu, sans prétention, je serai le premier à demander et à obtenir l'intercession, je serai le premier à frapper à la porte du Paradis et à y être autorisé à entrer, et j'y entrerai avec les croyants pauvres, je suis le plus méritant parmi tous les enfants d'Adam auprès de mon Seigneur, sans prétention. "
Seydina Ahmed Tidiani (r)avait dit :
" Mes deux pieds que voici sont sur la nuque de chaque Wali. "
Un grand compagnon et disciple lui fit remarquer que Sidi Abdoul Khadr Dieylani avait dit la même chose, il lui répondit :
" Il avait parfaitement raison, mais il ne parlait que des Wali de son époque, quant à moi je dis que mes deux pieds que voici n'ont jamais cessé d'être sur la nuque de chaque Wali."

LE DECES DE CHEIKH Lors de la maladie qui allait engendrer sa mort il demanda qu'on lui amène le Daliya de Bousairi (r)mais on ne pouvais trouver ce poème à Fès, il ordonnant alors à quelques élites parmi ses compagnons de se rendre dans la ville de Mekhnès. Quand ils le trouvèrent et qu'ils vinrent avec cheikh ordonna qu'on le lui lise et une fois la lecture achevée, il ne parla à personne. Il demanda aussi qu'on lui amène le poème de l'imam Ghazali (r) lorsqu'il l'eût il le mit sous son oreiller la veille de sa mort, comme l'avait fait l'imam Ghazali (r) et voici les premiers passages de ce poème :
Dis aux frères qui m'ont vu mort
Qui m'ont pleuré et ont récité sur moi l'oraison funèbre avec tristesse
Est-ce que votre tristesse est pour l'absent
Ou sur celui qui est présent parmi vous ici ?
Croyez-vous donc que je suis votre mort-ci
Non par dieu ! Ce mort n'est pas moi
Car dans sa forme ce corps
Etait mon habit et ma tunique pour un temps
Je suis une perle enfermée dans une coquille
Qui était pour moi une prison à la quelle j'était accoutumé
Je suis un oiseau et ceci est ma cage
Je me suis envolé et ceci est resté pour disparaître
Je remercie Allah celui qui m'a libéré
Et ma construit un emplacement dans les hauteurs
J'étais avant ce jour un mort parmi vous
J'ai revécu et j'ai ôté le linceul
Aujourd'hui je converse avec les nobles assemblées
Et je vois la vérité de mes propres yeux
Je suis installé devant la Table Gardée
Où je lis et je vois !
Tout ce qui étais, tout ce qui sera et tout ce qui est proche...

A l'instant où Cheikh s'est approché du moment de sa mort il disait à cause de l'intensité de ce qui descendait sur lui :
Allah ! Allah La lumière brûle mon c½ur ; Allah ! Allah La lumière brûle mon c½ur ; puis il n'a cessé de le dire tout au long de la nuit. Puis à l'approche du Fajr il s'est retourné vers les gens présents et leur dit : le prophète est présent avec les 4 khalifes, levez vous et sortez Et il y'a que quelques élites qui restèrent avec lui. Puis il n'est passé qu'une heure, il fit son Soubh s'allongea sur le côté et réclama une verre d'eau. Après, il se rallongea et quitta ce monde, et ce fut le jeudi 17 Chawwal 1230 (1815) à 80 ans. Il fut enterré en présence d'un nombre impressionnant de savants, d'hommes pieux et de saints dans son zawiya à FES 2 fois de suite

# Posted on Saturday, 02 July 2005 at 8:06 AM

Edited on Tuesday, 09 May 2006 at 6:02 AM

MOUHAMED KHALY

MOUHAMED KHALY
NB:( la photo ci-contre est celle de cheikh Tidiani)
le connaissant, le guidant vers Dieu, exemple de bonne conduite, le Wali connu, celui qui a eu les prodiges apparents, les caractères nobles, aux comportements éclairants, Abou Abdallah Sidi Mohamed El Khaly Abou Taleb chérif Hassanite t. Cet homme considérable fait parti de l'élite des élites parmi les compagnons de Cheikh Ahmed Tidiani (r), il fait parti des dix personnes ayant eu la garantie de la grande ouverture par le prophète (psl) , il fait parti des piliers de la tarikha et parmi ceux qui l'ont propagé en Orient et en Occident, et c'est par lui qu'elle est arrivé en Afrique saharienne (ancien Soudan occidental).
Cheikh Ahmed Tidiani l'a diplômé dans la Tarikha et lui a ordonné de nommer quatre moukhadams et que chacun d' entre eux nomme à leur tour quatre sans plus. Ce statut particulier ne lui était valable que du vécu de Cheikh Ahmed Tidiani jusqu' à son décès, et ce avant le départ de Sidi Mohamed El Khaly pour les lieux saints. Après son séjour aux lieux saints la contrainte du nombre des moukhadams s'est effacée.
Il était connu pour son effort dans 1'obéissance envers Allah, un jour qu'il faisait son zikr concentré face à la Présence Divine, sa fille tomba du haut de la maison sans que cela change ou modifie ses états, il est resté à sa place jusqu' à ce qu'il termine son Wird.
Il avait une psalmodie dans ses adorations qui était sans égal, on raconte qu'il glorifiait Allah lors d'une seule prosternation 27 fois, il fut raconté qu'il lui arrivait d'accomplir la prière du 'Icha puis suite à cela il fit son LAZIM et ce en deux heures tellement il psalmodiait sous 1'effet de la Présence Divine. Il voyait le prophète ainsi que Seïdina Cheikh Ahmed Tidiani après son décès et il les questionnait au sujet de certains problèmes.
Il a été rapporté qu' une fois il vit le prophète en rêve qui lui disait :
"Tu es le fils de l'aimé et tu as pris la Tarikha de l'aimé."
Sidi Mohamed El Khaly a raconté à certains compagnons particuliers (KHASSA) qu'il avait vu Seïdina Cheikh Ahmed Tidiani après sa mort et il lui a dit :
" Ô Seïdi, tu es parti et tu nous as laissé. "
Et Seïdina Cheikh de lui répondre :
" Je ne suis pas absent et je ne vous ai pas quitté mais ce n'est qu'un passage de la demeure terrestre à la demeure lumineuse (Nouraniya)."
Il s'est consacré un lieu dans lequel il s'isolait à des moments déterminés pour des zikr déterminés, s'il était pris d'un état (HAL) il ordonnait de s'arrêter à la porte du lieu de la retraite jusqu' à la fin de son zikr. Une fois, après avoir fini, il invita son compagnon à rentrer, celui-ci le trouva dans une telle chaleur qu'on penserait qu'il est à l'intérieur d'un hammam.
Lorsqu' il lui en demanda la raison, Sidi Mohamed El Khaly sourie et lui dit :
"Met ton doigt ici." en montrant le dessus de sa main.
Il raconta :
" Lorsque je mis mon doigt dessus c'est comme si j'avais touché une braise alors je l'enleva de suite et je fus brûlé. " Cela n'est pas étrange de la part des véridiques concernant ce qu'ils ont eu 1'autorisation de réciter, il y a des personnes qui peuvent brûler leur langues en citant le Nom majestueux, certains parmi eux vivent d'autres formes de manifestation d'effets de zikr, on raconte aussi que certains sentent un goût sucré lors de la prière sur le prophète Sidi Mohamed El Khaly avait une place et un degré honorable auprès de Seïdina Cheikh Ahmed Tidiani qui faisait souvent des compliments à son sujet, il témoignait d' un sincère amour. Seïdina Cheikh aimait ses paroles, il interrogeait à son sujet lorsqu' il n'était pas présent avec les frères. Au cours d'une nuit, Seïdina Cheikh Ahmed Tidiani demanda au sein de son assemblée :
" Où est Sidi Mohamed El Khaly ? "
Lorsqu' il arriva, Seïdina Cheikh dit alors :
" Mes deux pieds sont sur les épaules de chaque Wali."
Alors Sidi Mohamed El Khaly) lui dit :
" Ô Maître, tu es dans un état de connaissance et de présence ou d'ivresse et d'anéantissement ?"
IL répondit t :
" Je suis en état de connaissance, louange à Allah.»
Sidi Mohamed El Khaly répliqua :
" Que dis-tu au sujet de la parole de Sidi Abd El Kader Djilani (r): mon pied est sur les épaules de chaque saint. "
Seïdina Cheikh t dit :
" II est véridique, mais il voulait dire ceux de son époque, cependant en ce qui me concerne je dis : mes deux pieds sont sur les épaules de tout Wali depuis Adam jusqu' à la fin du monde. "
Sidi Mohamed El Khaly ) lui dit :
" Ô Seïdi que dis-tu si quelqu' un après toi dirait la même chose ? "
II répondit :
" Personne ne le dira après moi. "
Sidi Mohamed El Khaly lui dit :
" Ô Mon Maître, tu as limité ce qui était large, est-ce que Dieu n' est pas capable d' accorder à un Wali un influx, en manifestation divine, en faveur, en rang élevé, en connaissance, en secret, en élévation et en état plus que ce que tu as eu ? "
Seïdina Cheikh t lui répondit :
" Si! Allah en est capable, il est même capable de faire plus, mais il ne le fera pas parce qu' il ne 1' a pas voulu. N' est-il pas capable de faire de quelqu' un d' autre un prophète et de 1' envoyer aux hommes en lui accordant plus qu' il n' avait donné à Mohamed r ? "
Mohamed El Khaly répondit :
" Certainement mais il ne 1' a pas voulu dans la préexistence. "
Seïdina Cheikh t dit alors :
" Ces deux choses sont similaires, il ne 1' a pas voulu dans la préexistence et son savoir ne 1' a pas décrété ."

II est décédé en 1244 à La Mecque et fut enterré non loin de la mère des croyants, Khadidja t.
Parmi les choses étranges qui lui sont arrivées il y a le fait que Seïdina Cheikh Ahmed Tidiani t a demandé à quelques uns de ses compagnons que suite à son décès il est indispensable que Sidi Mohamed El Khaly t fasse la prière mortuaire sur lui. Or lorsque Seïdina Cheikh t est mort, Sidi Mohamed El Khaly t n'était présent ni lors de son décès, ni lors de la prière sur lui, ni lors de son enterrement puisqu'il était en voyage.
Or, par le destin d'Allah, les enfants de Seïdina Cheikh Ahmed Tidiani t déterrèrent le corps béni afin de 1'emmener avec eux dans leur pays, et suite à cela les disciples de Fès récupèrent le corps béni pour le remettre dans sa noble tombe, à ce moment précis Sidi Mohamed El Khaly t fut présent et pria donc sur lui. Les frères furent étonnés de voir s'accomplir la prédication qu'avait faite Seïdina Cheikh Ahmed Tidiani t.
( la photo est celle de seydil Ahmed Tidiani)

# Posted on Saturday, 02 July 2005 at 8:07 AM

Edited on Tuesday, 12 July 2005 at 8:14 AM

EL HADJI OMAR FOUTIYOU TALL(r)

EL HADJI OMAR FOUTIYOU TALL(r)
SON ENFANCE
EL Hadj Omar Tall est né vers 1797 à Alwar prés de Podor dans le Fouta Toro, sur la rive du Sénégal. EL Hadj Omar Tall est issu d'une famille noble celle des Torrodos (religieux) qui ont auparavant, ont renversé en 1776, la dynastie peul des Dényanké. Fils d'un grand homme de dieu : Thierno Ousmane Tall et d'une honorable mère qu'il aimait beaucoup .Il avait l'habitude de chanter ses louanges en ses termes « j'ai laissé beaucoup d'hommes, semblables à mon père dans le Fouta, mais je n'ai pas laissé de femmes comparables à ma mère »EL Hadj Omar Tall grandit dans cet environnement pieux et fortement attaché au Coran et à la Sounnah ce qui lui permet d'obtenir une éducation religieuse solide .
En 1809 à l'âge de 12 ans il mémorisa entièrement le Coran Il complète sa formation par ses nombreux voyages auprès des Maures de la confrérie Khadrya au Tagant et à Walata. Il y reçoit pour la première fois le wird Tidiane du Mauritanien Mouloud Fall, Cheikh maure des Ida Ou Ali du Trarza. C'est à l'occasion d'un séjour au Fouta Djalon, qu'El Hadj Omar sera initié au Wird tidiane une seconde fois par Cheikh Abdoul Karim, une troisième fois enfin, à Médine, de Mohamed Khaly, disciple direct de Cheikh Ahmed Tidiani (r), qui deviendra, par la suite, Cheikh de la Zawiya de Fès. El Hadj Omar affectera d'ailleurs, de ne considérer comme authentique que son initiation par Mohamed Khaly.

SON APOGEEE
En 1820 alors âgé de 23 ans, El Hadj Omar entreprend un voyage pour l'Orient pendant 13 ans pour effectuer le pèlerinage à la Mecque El Hadj Omar se déplace plusieurs fois entre le Caire, Médine, la Mecque et Jérusalem.
Il reçoit à Médine le titre de Khalife des tidianes pour le Soudan du Cheikh Mohammed Khaly disciple direct de Cheikh Ahmed Tidiani (r).
A son retour, l'émir du Sokoto Mohamed Bello lui donne en mariage deux princesses dont sa propre fille.
A Hamdallahi au Macina, Cheikou Hamadou, Peul austère, le reçoit plus froidement, peut être le train fastueux du Toucouleur, mais peut-être aussi conscient du fait du danger que le prestige d'El Hadj Omar représente pour le pouvoir établi.
A Ségou, l'accueil du souverain animiste Tiefelo est franchement hostile. El Hadj Omar, apprenant que le Fouta Toro traverse une période d'agitation et de tension avec la France, préfère se diriger vers le Fouta Djalon où il est bien accueilli par l'Almamy
El Hadj Omar s'installe à Dyengounko, fonde la première Zawiya - communauté religieuse et militaire - et accueille de nombreux talibés.
En 1845, il entreprend une tournée dans les pays voisins en traversant le Sine Saloum, le Baol, le Cayor, encore animistes et au Fouta Toro son pays natal où il recrute de nombreux talibés.
Bien accueilli par le commandant français de Podor, il rencontre à Bakel le gouverneur de Saint-Louis Bourdon de Gramont alors en tournée d'inspection.
Il retourne au Fouta-Djalon, suivi d'une foule de disciples, y compris des gens de castes, surtout originaires du Fouta Toro.
L'Almamy, inquiet l'invite à quitter son royaume. El Hadj Omar, se fixe en 1850, à 200 kilomètres plus à l'Est, à Dinguiraye, village qu'il achète au souverain de Tamba.
El Hadj Omar Tall fait de Dinguiraye une ville forteresse, une place imprenable.
Trois enceintes la protègent. La première de 1800 mètres environ de développement comprend un mur crénelé de 4 mètres de hauteur; la deuxième la plus importante, un mur de 6 mètres de haut, octogone irrégulier de 100 à 150 mètres de côté dont chaque
angle comprend une tourelle à étages. La troisième de 6 mètres de hauteur double la seconde en ménageant un chemin de ronde entre elles.
Pour son armement, El Hadj Omar achète des fusils aux Anglais de Sierra Leone et de Gambie, qu'il paye avec l'or du Bouré. Il fait fabriquer sur place une grande quantité de poudre.
Dinguiraye devient aussi un centre religieux avec la construction d'une grande mosquée dont le toit a 16 mètres de hauteur et 40 mètres de diamètre à la base. Elle constitue encore aujourd'hui un haut lieu de l'islam tidiane.
Les talibés qui cultivent les champs, remplissent les greniers de Dinguiraye. Le rayonnement de la ville accroît sa population qui atteint entre 8 000 et 10 000 habitants.
Le roi animiste de Tamba, inquiet des préparatifs militaires attaque Dinguiraye. El Hadj Omar proclame la guerre sainte - Le Djihad - et prend d'assaut la ville de Tamba en 1849. Il attaque ensuite les royaumes animistes du bambouck, régions aurifères sur la rive gauche du Sénégal puis les royaumes animistes bambaras du Kaarta avec Nioro pour capitale sur la rive droite du Fleuve.
La rapidité des premières conquêtes surprend les forces ennemies et inquiète le commandement français de Bakel. Mais elles encouragent El Hadj Omar dans ses capacités militaires et sa mission religieuse.
L'armée d'El Hadj Omar possède plusieurs atouts : des effectifs nombreux entre 30 000 et
40 000 combattants ; une diversité ethnique pour les combattants comme pour le commandement, les Toucouleur devenant minoritaires ; des corps d'armées autonomes ; une cavalerie d'élite ; des soldats très pieux, fidèles à leur chef El Hadj Omar, héroïques, animés d'une grande bravoure et méprisant la mort.
El Hadj Omar est aussi un diplomate, sachant opposer ses adversaires en s'alliant avec le plus faible pour combattre le plus fort.
Mais l'armée compte de nombreuses faiblesses. Les femmes, les enfants, les prisonniers, les marchands qui l'accompagnent, lui donnent l'aspect d'une foule en mouvement inorganisée. Les commandements des différents corps d'armées sont insuffisamment coordonnés. L'armée est dépendante des régions côtières qu'elle ne contrôle pas pour son ravitaillement en armes ; ses deux canons qui lui donnent la supériorité dans certaines circonstances sont insuffisantes face à des ennemis mieux armés.
Le verrou français
La conquête du Bambouk rapproche El Hadj Omar du fort de Bakel. Il cherche à obtenir des armes, sans pour autant remettre en cause la présence des Français. Malgré ses bonnes intentions - il envoie un de ses fils en otage à Bakel - le gouverneur général Protet refuse toute vente de matériel de guerre. Le capitaine de génie Faidherbe consolide les remparts du fort.
Devenu gouverneur à la fin de 1854, Faidherbe choisit le Sénégal comme axe de pénétration vers le Niger et complète la protection du Fleuve en construisant sur son cours supérieur un fort à Médine, pour donner un coup d'arrêt à la progression d'El Hadj Omar. Médine est la capitale du Khasso, dont le souverain musulman obtient un tribut pour la construction de la forteresse.
La conquête du Kaarta terminée en 1867, El Hadj Omar, mécontent du comportement de ce souverain lui déclare la guerre.

La bataille de Médine
La position du fort de Médine, poste très avancé sur le haut Sénégal, est périlleuse. Son accès est lié aux seules crues annuelles du Fleuve. La garnison doit vivre de longs mois isolée et attendre les hautes eaux de juillet à octobre pour être ravitaillée.
Le fort est sous le commandement du métis saint-louisien Paul Holl qui ne dispose que de 63 hommes dont 7 blancs.
El Hadj Omar contrôle le bambouk, sur la rive gauche du Sénégal et le Kaarta sur la rive droite. Au nord, il se heurte au Fouta Toro, sa mère patrie, aux chefs musulmans. Quelques uns passent dans son camp sous la poussée populaire, mais la plupart lui résistent et font appel aux français installés dans les forts le long du Fleuve.

LA FIN
El Hadj Omar Tall est une des plus grandes figures du 19éme siècle africain. Conscient de l'intérêt stratégique du Fleuve pour la pénétration française à l'intérieur de l'Afrique, il tente de s'y opposer en essayant de créer un grand empire soudanais, avec l'adhésion de la population, en faisant connaître le tidianya, confrérie musulmane qui rejette toute hiérarchie sociale et prône l'égalité de tous les hommes
En 1864, à sa mystérieuse disparition, le Soudan était complètement islamisé et affilié à la Tidianya. Il est alors plus connu à l'extérieur que dans son propre pays où il butta contre la résistance Khadrya. Néanmoins, son fils et successeur Amadou-Cheikou s'efforcera, avec les migrations guerrières ou commerciales, de répandre la doctrine religieuse de son père dans les autres provinces du Sénégal et jusqu'à sa mort en 1898, il figure le chef incontesté du Tidianya en Afrique Occidentale.
Un de ses disciples, Maba Diakhou Bâ, suivra son exemple à travers le Saloum où il deviendra maître en 1864, avant de s'attaquer aux royaumes paiëns voisins comme le Baol, le Sine, le Walo, le Djolof, dans le dessein d'y assurer le triomphe du Coran. Le succès était réel car il fut porteur d'un message de libération qui l'engagea à substituer la justice au régime arbitraire des Buur, Brack, Damel et Teigne, dont le pouvoir relevait essentiellement des Ceddo, guerriers et libertins, constituait le groupe social le plus important. Seulement, malgré des acquis tangibles, l'idéologie dominante fut le paganisme, encore moteur de la conscience sénégalaise.
Abdoul Aziz Al Ibn Disait au Président Senghor que :
El Hadji Omar Tall à effectuer 16 voyages, créer 7 villes, converti dans l'Islam 70 rois, écrit 27 livres, livré plus 100 Djihads.
Qui, plus que lui mérite d'être un héros national.

# Posted on Saturday, 02 July 2005 at 8:16 AM

Edited on Saturday, 17 December 2005 at 7:26 AM